Carnet de Voyage (LAOS) 10

Transport
Un très léger coup d’œil aux transports en commun de base suffit pour comprendre que si on peut les éviter, c’est mieux. A moins de disposer de tout son temps et d’adorer l’inconfort absolu. Pour ma part (photographie oblige), j’aime pouvoir m’arrêter quand et où je le désire et gérer mes étapes selon mes besoins. En ce sens la voiture avec chauffeur est la solution idéale d’autant que son prix reste encore raisonnable. La location de voiture sans chauffeur est encore rare et de toute manière, je ne conseille en aucun cas de faire l’économie du chauffeur pour les raisons suivantes :
– C’est parfois obligatoire (par exemple à Angkor). Il n’y a souvent aucun panneau indicateur, et quand il y en a, ils ne correspondent jamais à ce qui est écrit sur la carte. A ce sujet, la meilleure carte routière à acheter en France est la « Nelles Map – Vietnam – Laos – Cambodia » et ensuite sur place il faut se procurer des cartes plus détaillées et plus exactes, soit la « Periplus Travel Map Cambodge » et la « Periplus Travel Map Laos ».
– Le code de la route est soit une notion abstraite, soit inexistant et de toute façon pas respecté.
– Le slalom entre les nids-de-poule (ou d’éléphant selon), les piétons, les cyclistes, les tuk-tuk, les chars à bœufs ou autres est souvent épuisant. Il faut être asiatique pour rester zen.

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Même avec chauffeur, il est totalement déraisonnable de rouler la nuit.
Pour les trajets en avion, pour les vols internationaux de liaison Laos – Cambodge ou pour les vols nationaux, il est plus prudent de demander au T. O local de faire les réservations (voir chapitre « Organisation ») En ville, j’adore me balader à pied. Pour les endroits excentrés, on prendra un taxi ou un tuk-tuk (triporteur à moteur), bon marché, en ayant pris soin de faire noter en écriture locale sur un bout de papier, les noms des lieux où on veut aller… et l’hôtel où on loge. A Phnom Penh, les rues se repèrent par leurs numéros et pas par leurs noms, inconnus de la plupart des autochtones. Les motos taxis s’y multiplient, je préfère les éviter. Taxis et tuk-tuk n’ont évidemment pas de compteur, il faut convenir du prix à l’avance, et en général ils’ne parlent pas anglais ni français (pour ne pas se faire gruger, demander à l’hôtel le prix « normal » de la course, et aussi d’indiquer au chauffeur le lieu où on désire se rendre, et penser à se munir d’une carte de visite de l’hôtel pour pouvoir revenir).
Hébergement – Gastronomie
HÉBERGEMENT
Les hôtels de luxe et les hôtels de charme, initialement essentiellement à Phnom Penh et Siem Reap au Cambodge, et à Vientiane et Luang Prabang au Laos ont aujourd’hui essaimé dans ces deux pays. Ailleurs, il faut se contenter de petits hôtels de style chinois assez sinistres ou de guest-houses souvent sympathiques, confortables et généralement bon marché. Pour les uns et les autres, je donne les meilleures adresses dans « Itinéraire ». Un réel effort a été fait dans les deux pays concernant la propreté pour laquelle il n’y a souvent rien à dire. Ces deux pays sortant d’un long isolement ne sont pas encore saturés de tourisme (heureusement), les voyageurs sont donc accueillis avec une gentillesse et des services en conséquence. Pour la période de haute saison (de novembre à mars), il faut prévoir de faire les réservations longtemps à l’avance pour les destinations « phares » comme Siem Reap ou Luang Prabang.
PLAISIR DES PAPILLES Cambodge
Le Cambodgien attache une grande importance à la nourriture, ayant encore à l’esprit l’abominable famine qui sévit sous les Khmers rouges, les amenant à manger jusqu’aux insectes et racines. Un comble dans un pays de cocagne où riz, légumes et fruits poussent en abondance et où Ton pêche des myriades de poissons. Aujourd’hui la variété est revenue sur les étals et gargotes et restaurants se multiplient, proposant souvent conjointement aux plats khmers des plats thaïlandais et vietnamiens. La cuisine cambodgienne est pour moi une des plus savoureuses d’Asie. Elle est très proche de la cuisine thaïlandaise, mais en privilégiant les herbes aromatiques aux épices fortes. Pour relever les plats, la palette d’épices et d’herbes aromatiques est impressionnante : poivre, menthe, citronnelle, coriandre, basilic, thym citronné, fenouil, cumin, aneth, curcuma, gingembre, ciboule, oignon et ail, mais aussi feuille de bananier, racine de lotus, jacinthe d’eau et tamarin, qui donne aux mets une acidité fort appréciée des Cambodgiens. L’épice la plus célèbre, très en vogue aujourd’hui est le poivre de Kampot (vert ou en grains) très parfumé et délicieux (à acheter à Kep-sur-mer). Le plat de base est évidemment le riz (bai), le plus souvent accompagné de poisson (tmj), mais aussi de crabes, crevettes, cuisses de grenouilles, délicieux et très courants vu la richesse du Tonlé Sap. Viandes et volailles sont moins consommées par les Cambodgiens car plus onéreuses. Tout est en général servi avec (à part) de la sauce de poisson mêlée à des épices et cacahuètes moulues. À ceux qui aiment les expériences osées, je conseille les œufs de canard consommés juste avant éclosion (pong tie kon), les criquets et araignées grillées, le serpent et le rat des champs. Au vu des centaines de pièges à criquets dressés dans les champs (une bâche en plastique transparente éclairée la nuit par un néon au dessus d’un bac d’eau), le criquet grillé doit être un des mets préférés des Cambodgiens. Question boissons, il faut comme toujours se cantonner aux boissons en bouteilles ou canettes.

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