Carnet de Voyage (LAOS) 11

Au restaurant et partout, le thé est en général servi d’office, il est impoli de le refuser, mais pas obligatoire de le boire. Dans beaucoup de restaurants en plus de la bière locale « Angkor Beer « (légère et délicieuse), on propose de plus en plus une belle sélection de vins à des prix abordables.
Laos
La cuisine du Laos s’apparente aussi à celle de la Thaïlande, en aussi pimentée, mais en utilisant du lait de coco en guise de matière grasse et également une gamme invraisemblable d’herbes, graines et racines aromatiques dont la coriandre, la citronnelle, le fenouil, le cumin, l’aneth, la menthe, le curcuma, le gingembre, l’ail et la ciboule, la feuille de bananier, la feuille de citron combava, le galanga, la tige de nénuphar, la pousse de bambou et d’innombrables plantes de la forêt. De même, il ne saurait y avoir de repas sans riz, mais plutôt que le riz blanc, les Laotiens préfèrent nettement le riz gluant, servi dans des paniers qu’il est très impoli de ne pas refermer, et que l’on mange avec les doigts. La cuisine lao est très variée et se fait essentiellement à base de produits frais, viandes, volailles, poissons d’eau douce ou légumes. Tous sont servis en salade (crus ou cuits), en sauce dont d’excellents currys, en soupe ou grillés. Avec toujours, à part, la fameuse sauce à base de pâte de poisson. On aime dire que le Laotien mange tout ce qui bouge. Ce qui est bien malheureux pour le gibier, dont la chasse de certaines espèces est interdite, mais que Ton retrouve sur les étals, coupées de manière à être méconnaissables, ou sur les cartes des restaurants. Au menu: sanglier, cerf, faisan, pangolin, civette, porc-épic, chien sauvage, serpent, rat des champs, tortue mais aussi œufs de fourmis, crus ou cuits en omelette, cigales et sauterelles frites. Sur le chapitre des boissons, idem, se limiter aux boissons encapsulées. La bière locale « Lao Beer » est excellente et l’alcool de riz « Lao Lao », redoutable, est à boire cul sec (le plus réputé est celui de l’île de Khong).
Au Cambodge et au Laos, l’influence de la gastronomie française est omniprésente au moins dans les villes, comme le prouvent la baguette de pain, le café « crème » ou noir, les « grands » crus en maints supermarchés ou restaurants et les nombreux restaurants français.
Dans tous les cas, il faut se méfier des glaçons, s’enquérir si ils sont « safe » (faits avec de l’eau distillée) et se méfier des boissons sorties de glacières douteuses.
Politesse et Savoir-Vivre
On ne saurait assez le dire, le Cambodge et le Laos ont été isolés du monde, repliés sur eux-mêmes pendant des décennies. Aujourd’hui, ils s’ouvrent aux étrangers. Leurs peuples sont conscients du besoin du tourisme mais aussi de son danger. Un proverbe cambodgien dit « le tourisme est comme le feu, il peut cuire votre repas ou brûler entièrement votre maison ». La même idée fait traduire par les Laotiens le sigle anglais de leurs pays P.D.R.L en « please dont rush Laos ». Un tourisme éclairé s’impose, doublé d’un tourisme engagé et responsable qui heureusement se développe de plus en plus sur place et invite les voyageurs à participer. Un tourisme qui aide notamment à enrayer prostitution et pédophilie au Cambodge et drogue au Laos, et qui reste conscient que l’argent ne donne pas tous les droits.
Au Cambodge jeunes et vieux veulent regarder vers l’avenir, tabler sur la reconstruction à la fois spirituelle et économique. Désormais ils s’ouvrent beaucoup moins qu’avant sur la sombre période des Khmers rouges. Ce n’est pas un sujet tabou, on peut leur en parler (notamment à l’occasion du procès) mais sans les forcer.
Beaucoup de règles de vie s’appliquent aux deux pays. Cambodgiens et Laotiens sont incroyablement calmes, gentils et accueillants. Jamais je n’en ai vu s’énerver, crier ou tempêter. À peine une certaine noirceur du regard, des lèvres pincées et une agitation des mains pour marquer une extrême contrariété. Les étrangers que nous sommes doivent en prendre de la graine : ici s’énerver ou se mettre en colère nous fait perdre la face et ne sert à rien. Toujours et partout il faut rester zen.
Cambodgiens et Laotiens, décontractés et complaisants, sont très tolérants vis-à-vis des étrangers et il faut éviter de les blesser involontairement. Par des attitudes indélicates comme toucher la tête (même caresser la tête d’un enfant) ou faire intrusion chez quelqu’un sans invitation, ou pointer l’index (ou pire le pied) en direction d’une personne ou d’une image de Bouddha (pour faire signe, il faut tendre la main, paume vers le bas). Pour donner quelque chose, il faut utiliser les deux mains ou uniquement la droite, la gauche étant réservée aux ablutions intimes.
Près de 65 % de la population du Laos et 90 % de celle du Cambodge sont adeptes du bouddhisme Theravada (du Petit Véhicule) dont une des particularités est de ne voir dans le Bouddha qu’un maître sur le chemin de la Vérité et non un dieu qu’on vénère. Et aussi une grande tolérance qui autorise en parallèle croyances et pratiques animistes et superstitions (au superlatif) à tous les niveaux de la société.

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