Carnet de Voyage (PHNOM PENH) 7

EXTENSION RATANAKIRI
Je déconseille ce périple sur les hauts plateaux du nord Cambodge à ceux qui ont déjà vécu l’expérience de la découverte des ethnies des montagnes du nord Laos ou du nord Vietnam. Certes, les tribus qui vivent ici au sein des forêts sont restées farouchement attachées à leurs coutumes animistes comme l’attestent les totems, les épouvantails et cimetières ornés de statues saisissantes. Mais ils ne portent plus de costumes traditionnels, la mobylette (quand ils en ont les moyens) a remplacé l’éléphant « outil » (qu’ils se partageaient à plusieurs familles pour les travaux des champs et en forêt) et pour survivre, ils pratiquent la déforestation à tout va pour planter des anacardiers, dont la noix de cajou est très demandée. Cette destruction frénétique et abyssale n’est pas que de leur fait, les migrants khmers, attirés par cette terre rentable cédée à moins de 3500 euros les 25 hectares, pratiquent des coupes franches dans la forêt aux essences nobles qui part en fumée. Un des derniers refuge des ours malais, tigres, gaurs, et éléphants se rétrécit comme une peau de chagrin.

Ceci étant dit, au départ de Banlung, ceux pour qui la rencontre d’ethnies reculées est une première, trouveront un intérêt certain dans les excursions en 4×4 et pirogue aux villages Tampoun, Jarai et Kroeng. Les cimetières des deux premières tribus sont sinistrement envoûtants par les statues des morts dressés devant les tombes ; et les villages Kroeng ont la coutume originale d’ériger de petites maisons en paille en dehors de la grande maison mère pour les premiers amours de la fille… d’autres paillotes du même acabit sont construites pour les célibataires, mais celles-ci sont perchées sur des bambous jusqu’à 10 mètres au-dessus du sol. Jadis ces tribus étaient les maîtres des éléphants, aujourd’hui, trop lourds à entretenir, ils ne sont plus rentables que pour promener les touristes qui, fort heureusement, sont leur raison de survie. Pour notre plus grand bonheur car la ballade à dos d’éléphant à la cascade de Katieng reste éminemment magique… si il n’y avait qu’une seule chose à faire dans les Ratanakiri, ce serait bien celle là ! Dans tous les cas ces excursions se font sous la houlette d’un guide local qui connaît les chemins et les tribus « ouvertes » aux visiteurs.

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En revanche les « merveilles » naturelles proches de Banlung ne m’ont vraiment pas fascinée: le lac volcanique, les cascades de Kachanh n’ont d’intérêt que pour le folklore de la foule de familles de Phnom Penh qui s’y pressent le week-end.
LES TERRES ROUGES : c’est un autre attrait des Ratanakiri, et non des moindres. Ce lodge, fondé par Pierre-Yves Clais (un ancien de la FORNOPRU et auteur du guide « Petit Futé Cambodge »), au bord d’un petit lac bucolique en dehors de la ville de Banlung est un havre idyllique à tous points de vue – chambres dans la belle ancienne maison du gouverneur ou dans de charmants bungalows dans le jardin tropical qui abrite aussi une belle piscine et un spa – la décoration, mélange de colonial, d’ethnique et d’art khmer est une vraie réussite. Le restaurant est à l’avenant, avec le bar logé en extérieur (ventilos) sur une terrasse couverte ouverte sur le jardin – Excellente cuisine, tant française que sino-khmère – Large choix de vins. C’est aussi ici qu’il faut d’adresser pour l’organisation des excursions avec le guide et le 4×4/pirogue – Les Terres rouges: Boeung Kansaign – Banlung – Ratanakiri – BP 89004 – Tel.: +855 (0) 75974051 – (0) 12 959115 – (0) 12 214468 – Adresse à Phnom Penh: 7 Street 228 – Tel.: +855 (0) 23215651 +855 (0) 11852241- terresrouges@camitel.com.kh – pierreyves.clais@gmail.com www.ratamkiri-lodge.com

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